6 août 2013

Bac en poche, et après ?


Prendre le baccalauréat dans sa main, puis commencer à se poser des questions. Telle est la situation de la plupart des bacheliers marocain, après des années d’études fondamentales et secondaires, on prend le baccalauréat pour débuter l’étape de l’université.
 De l’angoisse, espoir, inquiétude et certitude ! Des sentiments tellement antagonistes dans une période si sensible que soit le baccalauréat. Le défi pour chacun étant donc de faire un bon choix et de s’orienter vers une voie le conduisant à tracer une bonne carrière, le problème commence déjà avec ce choix ! Que faire de mon baccalauréat ? Continuer dans la même trajectoire ou bien changer d’orientation et explorer de nouveaux univers ? Prendre le risque de faire ce que j’aime ou bien faire ce que « tout le monde » aurait fait ?
C’est clair que l’étape qui vient après la réussite au baccalauréat reste importante, vu que l’élève est amené à faire le choix qui lui convient, tout en prenant en considération les contraintes auxquelles il fait face.
On fait de notre futur ce qu’on veut
Beaucoup d’élèves croient réellement que s’ils font un choix que tout le monde fait, ils seront à l’abri et ils garantiront une bonne formation, un bon métier et un bon salaire. Mais ce que la plupart ignorent, c’est que le métier ne sera « beau » que lorsqu’on le désire, par exemple si on aime l’agriculture, ce n’est pas la peine d’aller étudier l’informatique !
De ce fait, chacun devra choisir la formation ou le métier qu’il trouve adapté à ses préférences. Par ce que durant toute la période des études supérieures, et même après, on se retrouvera face à nos choix antérieurs et s’ils n’étaient pas cohérents avec nos préférences, il se peut qu’on ait beaucoup de regrets.
« Il n’y a plus de places aux écoles supérieures ! »
Telle est la remarque qu’on reçoit de la part de nos visiteurs, en effet les places se sont même multipliées par deux par rapport aux années précédentes, mais cependant ce n’est pas suffisant. L’ENCG par exemple acceptait en moyenne 120 personnes par an, alors que maintenant le chiffre atteint 300 personnes.
Si on n’a pas le seuil, ou la chance d’accéder à une école supérieure, ça ne veut pas dire qu’on a tout perdu ! Il n’y a pas une seule façon de devenir ingénieur, il n’y a pas une seule école pour pouvoir devenir un gestionnaire.
Presque tous les métiers ont des trajectoires différentes, même si vous ratez les concours des écoles supérieures il ne faut jamais lâcher, il vous faudra chercher une alternative et l’adapter à vos propres choix.
C’est à l’université qu’on se découvre
Chacun passe la plupart de son temps à étudier, à apprendre les cours par cœur, rien que pour réussir chaque année et finir par avoir le baccalauréat. Une fois le baccalauréat dans la  main, on commence à se poser des vraies questions à propos de notre personnalité et de notre formation de « vie ».
Il ne suffit pas d’apprendre les cours, il faudra aussi passer à l’étape dure qui est d’apprendre à vivre. Ça commence déjà par quitter chez soi et aller dans une autre ville découvrir la beauté de la vie à l’université, d’assumer ses responsabilités et de mettre sa personnalité à l’épreuve.
Pour certains c’est «inquiétant » de passer vers ce monde inconnu, mais une fois dedans, on commence à saisir l’importance de l’étape de l’université. Qu’il s’agisse d’une école supérieure, d’une faculté ou d’un autre établissement de formation, l’objectif reste toujours le même : améliorer notre savoir, savoir-faire et notre savoir-être.
C’est une question de volonté avant tout !
En dépit de ce que votre note du bac vous ouvre comme portes d’accès aux études supérieures, que voulez-vous vraiment faire de votre vie ? Qu’avez-vous comme aspirations et missions personnelles ?
Tous ceux qui ont réussi dans leur parcours universitaire et professionnel, ont le point commun d’avoir commencé avec beaucoup de volonté,  non pas de « bonnes notes ». Il faut oser plutôt de travailler dur et intelligent, les résultats viennent avec le temps.
Dernier mot 
Les problèmes sont multiples, les chances aussi ne sont pas moins que nombreuses ! Chacun doit –avant de faire son choix- penser et méditer ses préférences, ces rêves et ces objectifs à atteindre.
Il ne suffit pas d’attendre chez soi qu’on nous invite à passer un concours, ou s’inscrire dans une école ou faculté. Mais il convient pour chacun, de prendre l’initiative et passer à l’action, en mettant devant vous tous les choix possibles et accessibles (difficiles aussi). Vous allez faire le choix qui vous arrange le plus, non pas se contenter de la première chose qui est présentée à vous.

On a des milliers de chemins pour réussir, chacun passera par le sien, et finira par achever ce qu’il a fixé comme mission…les seules conditions seraient : persévérance, volonté et confiance en soi.

Source: .9rayti.com